Les classes du DPE à Vannes
Mis à jour : août 2026
En bref
Sur les 16 762 DPE réalisés à Vannes, 59,4 % des logements sont classés C, contre 36,7 % en France. C'est l'une des concentrations sur une seule lettre les plus fortes que nous ayons mesurées, et elle change la façon dont un bien se distingue.
Une concentration sans équivalent
Près de six logements vannetais sur dix portent la même étiquette : la classe C rassemble 59,4 % du parc diagnostiqué, contre 36,7 % à l'échelle nationale.
La classe D suit loin derrière, à 25,1 %. À elles deux, ces lettres couvrent 84,5 % des logements de la commune. Le reste de l'échelle est donc très peu occupé.
Ce que cela change pour un vendeur
Dans un parc aussi homogène, l'étiquette perd une partie de son pouvoir distinctif. Un logement classé C ne se démarque de rien : il ressemble à la majorité de l'offre.
À l'inverse, franchir une lettre a ici un effet supérieur à ce qu'il produirait ailleurs. Passer de C à B place un bien dans les 4,5 % du parc classés A ou B, une position rare qui se remarque immédiatement dans une annonce.
Un parc récent, ce qui est rare en Bretagne
Cette homogénéité tient à l'histoire du bâti vannetais. La commune s'est fortement développée à partir des années 1980, si bien que son parc est nettement plus récent que celui des villes bretonnes comparables.
Ces constructions relèvent des réglementations thermiques successives, qui produisent des performances proches les unes des autres. D'où un parc groupé autour d'une même lettre plutôt qu'étalé sur l'échelle.
Peu de passoires, peu de logements performants
La contrepartie de cette concentration se lit aux deux extrémités. Les classes F et G ne représentent que 3,5 % du parc, contre 9,8 % en France : Vannes compte donc peu de passoires.
Mais les classes A et B ne pèsent que 4,5 %, contre 6,5 % nationalement. La ville est mieux classée que la moyenne sans compter beaucoup de logements réellement performants.
Le gaz domine le chauffage
55,6 % des logements vannetais sont chauffés au gaz naturel. C'est une donnée à connaître, car elle ferme une voie d'amélioration.
La baisse du coefficient de conversion en énergie primaire entrée en vigueur au 1er janvier 2026 ne concerne que l'électricité. Pour une majorité de propriétaires vannetais, l'étiquette ne bougera donc qu'avec des travaux.
Ce que chaque lettre implique
Les classes F et G sont dites passoires thermiques. Un logement G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, un logement F ne le pourra plus au 1er janvier 2028, un logement E au 1er janvier 2034.
À Vannes, cela vise 595 logements aujourd'hui et 1 258 de plus à l'horizon 2034. La page passoire thermique détaille le calendrier.
Vérifier la validité de sa classe
Un DPE réalisé avant juillet 2021 n'est plus valable : sa classe ne peut plus être opposée ni figurer dans une annonce. Le DPE doit alors être refait.
Pour les logements chauffés à l'électricité, minoritaires ici, l'observatoire DPE-Audit de l'ADEME délivre gratuitement une attestation portant la nouvelle étiquette issue du changement de coefficient, sans nouvelle visite.
Où la classe apparaît
Toute annonce de vente ou de location doit mentionner la classe énergie et la classe climat. Le diagnostic complet se remet dès la première visite.
À la vente, il rejoint le dossier de diagnostics de vente. Sur un bien classé F ou G en monopropriété, un audit énergétique s'y ajoute.
Questions fréquentes
Quelle est la classe DPE la plus fréquente à Vannes ?
La classe C, avec 59,4 % des 16 762 DPE de la commune, contre 36,7 % en France. C'est l'une des concentrations sur une seule lettre les plus fortes que nous ayons mesurées.
Pourquoi le parc vannetais est-il si homogène ?
Parce que la commune s'est fortement développée à partir des années 1980. Ces constructions relèvent des réglementations thermiques successives et produisent des performances proches les unes des autres.
Gagner une classe a-t-il un intérêt ici ?
Plus qu'ailleurs. Dans un parc où six logements sur dix portent la même lettre, passer de C à B place un bien dans les 4,5 % classés A ou B, une position rare qui se remarque dans une annonce.
La réforme du coefficient électricité m'aide-t-elle ?
Rarement à Vannes : 55,6 % des logements sont chauffés au gaz naturel, et la réforme ne concerne que l'électricité. Pour la majorité des propriétaires, l'étiquette ne bougera qu'avec des travaux.
Combien de logements vannetais sont des passoires ?
595, soit 3,5 % du parc contre 9,8 % en France. S'y ajoutent 1 258 logements classés E, visés par l'échéance du 1er janvier 2034.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.